2012, Frédéric SOUNAC

 

Agrégé de lettres modernes, ancien élève de l’ENS et du conservatoire de Paris (premier prix d’histoire de la musique), Frédéric Sounac a enseigné dans les universités de Tours, Strasbourg, Regina (Saskatchewan, Canada) puis à Toulouse où il se consacre actuellement à l’étude des esthétiques romanesques et des relations entre littérature et musique.
Maître de conférences en littérature comparée, il est passionné de littérature américaine, et en particulier de roman policier.
Ses partenariats réguliers avec de nombreux musiciens professionnels, notamment avec la grande pianiste Maria João Pires, l’ont conduit peu à peu à l’écriture de pièces de théâtre « musicales » : Le Cercle de Kreisler, L’Hypothèse Mozart, Saisons d’homme et Opus posthume.

Agnus Regni : Delit éditions (adulte)
Histoire tragique, encore que sensuelle et farcesque, de Gregorius Maximilien Lehcar.

Dans un futur indéterminé mais relativement proche, la France a politiquement explosé en territoires indépendants.
Paris, cité désormais fortifiée, est devenue une société autoritaire et régressive, mélange de dictature fascisante et de cauchemar pseudo-égalitaire, appelée « le Règne ».
Grégorius Maximilien Lehcar, héros irrévérencieux mais passif de ce roman picaresque moderne, fils d’un célèbre idéologue ayant malgré lui contribué à l’avènement du Règne, occupe un poste subalterne dans l’administration des Bordels qui se donne pour objectifs d’encadrer et de calibrer la libido humaine.
Malmené, trompé, manipulé de tous côtés et dépossédé de son destin, Grégorius devient une figure sacrificielle : il est l’Agneau dont abusent toutes les puissances, familiales, politiques, sensuelles…
Agnus Regni, Histoire tragique, encore que sensuelle et farcesque, de Grégorius Maximilien Lehcar est le premier roman de Frédéric Sounac et se présente comme une fable d’anticipation politique où cohabitent plusieurs genres littéraires : roman noir, satire sociale, tragédie amoureuse.
La violence et la gravité des situations y sont compensées par l’autodérision communicative du personnage principal, la recherche d’une sagesse comique, une méditation sur l’art, ainsi que par un nimbe de merveilleux.
Déployé dans un genre d’anamorphose de notre société à la dérive vers le tout-sécuritaire, Agnus Regni, au travers d’une kyrielle de personnages extravagants, féroces et séditieux, se révèle une contre-utopie romanesque.

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