2012, Philippe GUILLEN

Philippe Guillen est enseignant au lycée Jean-Baylet de Valence-d’Agen.
Éclectique et passionné par le neuvième art, Philippe Guillen fut, tout jeune, lecteur de «Vaillant» dans lequel on trouvait les aventures de Pif le Chien ou celles de Placid et Muzo.
Puis il poursuivit ses lectures avec « Pif gadget ».
Le prof d’histoire en tant que grand connaisseur de la vie et de l’œuvre de C. Arnal a donc décidé de tout mettre en scène, en pages plus précisément.
Il a interrogé les documents d’archives, rencontré des proches de José Cabrero Arnal.
Ils lui ont raconté l’homme, l’œuvre, lui ont donné des documents inédits, des esquisses, des caricatures, des lettres, des photographies, des papiers et photos de famille.
Avec tous ces matériaux Guillen tel le sculpteur a travaillé, mis son cœur et son enthousiasme au service de sa plume. Pour, à la fin, nous offrir un livre délicieux que les nostalgiques dévoreront les yeux embués en revoyant les pages et dessins de Pif, de Vaillant.
La mise en pages est extraordinaire et les 170 pages se dévorent de façon gloutonne.

Jean-Pierre François, La Dépêche du Midi, 5 septembre 2011

José Cabrero Arnal,
DE LA RÉPUBLIQUE ESPAGNOLE AUX PAGES DE VAILLANT,
LA VIE DU CRÉATEUR DE PIF LE CHIEN
: Loubatières (biographie)

Les artistes se cachent souvent derrière leurs créations ; José Cabrero Arnal n’a pas échappé à la règle.
Pourtant, le créateur de Pif le chien et de son ancêtre en Espagne Top el Perro, de Roudoudou, de Placid et Muzo et de bien d’autres encore, qui signait simplement «?C.?Arnal?», eut une vie en dehors des cases et des bulles.
Passionné dès son jeune âge par l’art du dessin, par la caricature aussi, il n’a de cesse de vivre de son crayon.
Durant les années 1930, celles de la IIe République espagnole, il exerce à Barcelone la Catalane.
Il participe à de nombreuses revues destinées à la jeunesse avant de s’engager dans le combat pour la défense de la République.
Jusqu’à la Retirada.
C’est le temps de l’exil en France, où la guerre, bientôt déclarée, l’emporte de nouveau vers l’inconnu, d’abord dans les commandos de travailleurs étrangers puis en déportation.
À Mauthausen, où son talent de dessinateur et la solidarité des «?Rote Spanier?» l’aideront à survivre.
À la Libération, il s’installe en France et collabore à L’Humanité puis à Vaillant.
L’élégance de son trait et la fraîcheur de caractère de ses personnages lui valent la reconnaissance du milieu des artistes de la bande dessinée et feront les délices de deux générations d’enfants, de l’après-guerre jusque dans les années 1970.

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