2013, Philippe VERCELLOTTI

Philippe Vercellotti est né à Toulouse en 1961. Il fait ses études à l’Ecole des Beaux Arts de Toulouse et obtient son diplôme national en 1985.  Il expose alors dans  de nombreux salons régionaux et participe à quelques expositions de groupes, puis en 1989, il présente sa première exposition personnelle et rencontre la célèbre galeriste toulousaine Simone Boudet  qui l’accueille l’année suivante dans sa galerie. Ses peintures ont depuis été présentées  dans de nombreuses galeries.
Philippe Vercellotti travaille à la peinture acrylique sur panneaux. Il s’agit d’une peinture qui, sans être hyperréaliste ni en trompe-l’œil, est au plus près des objets. Les  heures d’enfance passées dans le débarras de son arrière-grand-mère ( devenu son atelier) sont source de création de cet univers si singulier qu’il nous propose aujourd’hui, et les grillages, bouteilles et fioles, boîtes, tuyaux, vieux jouets, bateaux ou avions, sont autant d’ouvertures vers des ailleurs rêvés.
Œuvre d’une grande cohérence, la peinture de Vercellotti évolue insensiblement, d’un monde clos, vers des extérieurs ouverts, toujours peuplés des objets dérisoires caractéristiques de son univers. Au fil des années s’est opérée une montée vers la vivacité des couleurs et toutes sortes de formats ont été employés. Ces tableaux sont riches en signes qui accroissent la cohérence d’ensemble et permettent des jeux infinis. On trouve ainsi fréquemment des 102, avec toutes les combinaisons possibles de ce nombre, des inscriptions Victor Letel (anagramme de Vercellotti), des marques de la signature de Camille Amadeus Colombetto (le carré, le noir, la clef, et le quarante), la boite à C avec toutes ses variations, le pays de Boîtacie, La physique boîtacienne, et la quête du  Sapouré (île improbable de la mer boîtacienne)…
Les titres des tableaux ont une fonction essentielle, à la fois ludique et herméneutique. Ils constituent des pièges, qui font rire, des indications qui invitent à l’interprétation, et qui mystifient en éclairant. Ils participent de l’entreprise de trompeur trompe l’œil si caractéristique de ces tableaux singuliers que l’ont peut aussi bien voir que lire, et qu’il faut lire pour voir.

« La suite anagrammatique de Letel », éditions AnCRÉé

Philippe Vercellotti est le peintre
Yves Le Pestipon le commentateur

Tous deux sont vivants et interagissent l’un sur l’autre.
Un de leurs effets est ce livre, où se trouve présentée La suite anagrammatique de Letel, ensemble de six tableaux composés à partir de quelques anagrammes du Secret de la boutique aux vapeurs.
On y voit les oeuvres, nombre de leurs détails, quelques-uns des motifs qui les unissent.
On y lit des phrases qui les commentent, tentent de les décrire.
On y voit beaucoup de choses, mais, au bout du compte, on n’y voit rien, ou tout, on n’y voit rien, ou on y voit tout tant l’oeuvre est infinie en son espace clos.
Tel est le secret, mais pas sa clef : excellente occasion pour aborder l’évidence d’un peintre vivant dont l’art propose une délectation d’oeil et d’esprit.

Partagez !

Les commentaires sont fermés.