Didier Goupil

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Mes premiers souvenirs d’écriture sont en réalité des souvenirs de lecture.
Livres pour enfants, albums jeunesse, bandes dessinées, revues traînant dans la salle d’attente du médecin, grands classiques, romans d’apprentissage…
J’ai lu.
Tous les jours, toutes les nuits.
Lu et relu jusqu’à l’épuisement – et un jour, à mon étonnement, je me suis aperçu (ou plus exactement on m’a amené à le constater) que j’écrivais.
Qu’il y avait entre moi et le monde, moi et les autres, moi et les événements, une distance, ou plutôt une épaisseur, une étoffe – celle des mots.
Ainsi, aux amours de passage et aux amis plus ou moins fidèles, ce ne sont pas des mots d’amour ou des lettres d’amitié que j’écrivais, mais des poèmes, des bouts de conte, des débuts de nouvelles ou des rêves de romans.
Avant de les écrire – les « fameux vrais romans », je suis devenu, autant par vocation que par accident, professeur de français.
Métier que j’ai exercé avec bonheur pendant vingt ans.
Vingt ans pendant lesquels j’ai publié des nouvelles (Maleterre, Absent pour le moment et Cellule K) et des romans plus ou moins elliptiques (Femme du monde, La Lettre à Anna, Le Jour de mon retour sur terre et Castro est mort ! édités pour la plupart au Serpent à Plumes).
Depuis les années 2000, il m’arrive régulièrement d’échanger mes stylos contre un billet d’avion (Maroc, Cuba, Autriche et Allemagne où deux livres sont traduits), une paire de ciseaux (adaptations régulières pour le Festival de la Correspondance de Grignan) ou encore la vidéo et l’ordinateur (Cellule K, printemps 2010, spectacle d’écriture numérique présenté à la Cave poésie et à la médiathèque de Toulouse).
Enfin, aimant (pour le dire simplement) partager les mots et rencontrer les gens, je collabore depuis 2007 avec la Boutique d’Écriture du Grand Toulouse et j’anime des résidences d’écriture en milieu scolaire (LEP Bayard) ou urbain (réhabilitation du quartier des Barradels à Blagnac).

Traverser la Seine
(Éditions du Serpent à Plumes)

Ce soir,  pour sa dernière nuit sur terre, c’est dans sa baignoire que Madame allait dormir. 

« Ce n’est qu’au moment où elle quitta la galerie que Madame se rappela la phrase de Marguerite Yourcenar qui l’avait habitée tout le temps où elle s’était retrouvée face aux « pinturas negras » de ce Cosme Estève qui l’avaient comme foudroyée :
« L’important – maintenant – était de recueillir le peu qui filtrerait du monde avant qu’il fît nuit »

Lauréat du Prix Jean Morer 2016 des Vendanges littéraires de Rivesaltes. Didier Goupil succède à Charles Juliet, Javier Cercas, Mireille Calle-Gruber, Marie Rouanet, Jaume cabré et Régine Detambel.

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