Philippe Carrese

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Philippe Carrese est né en 1956, à Marseille.
Entré à l’IDHEC en 1974, il est réalisateur depuis 1984, romancier depuis 1994 et multifonction depuis toujours (comme les couteaux suisses, mais marseillais…).
Après avoir conçu et réalisé quelques séries comiques : Bzzz… avec Bruno Carette et Chantal Lauby (1983-1986), Bazar… avec la bande à FM (1991-1992) et mis en scène quelques téléfilms à gros budget (Conrad, le Radjah des Mers) ou à budgets ridicules (La vente continue pendant les travaux, Fromage et Dessert), il passe à l’écriture de romans noirs et drôles au début des années 90.
Avec son style efficace, sa verve méridionale et son humour ravageur, il devient en dix ans un des incontournables de la littérature noire française (et pas seulement à cause de son tour de taille).
Fasciné par l’univers méditerranéen, il a développé en l’espace de quatorze romans l’écriture de chroniques en forme de polar à l’humour caustique (Le bal des cagoles, prix polar SNCF 2001, Une belle histoire d’amour, prix des lycéens 2004)(éditions Fleuve Noir – Pocket).
Plus récemment, il s’est lancé dans une série décapante pour les adolescents « Marseille quartiers sud », qui raconte les aventures agitées de collégiens massaliotes (Syros – Collection Souris Noire).
Le dernier opus de la série Le jardin des délices a reçu le prix des lecteurs marseillais au Carré des Ecrivains (2008).
Depuis quelques temps, il revient à ses premières amours, la réalisation de films de fiction : « Malaterra » (2004), « Liberata » (2005), « L’arche de Babel » (2008) (films plusieurs fois primées dans de nombreux festivals) dans lesquels il développe des univers très différents de ceux que l’on peut trouver dans ses romans.
Philippe Carrese collabore avec l’atelier de création de Radio France sur l’écriture de feuilletons polar (Fréquence Noire).
Il fait aussi partie du staff de réalisateurs du feuilleton à succès de Telfrance : « Plus belle la vie » dont il a réalisé le premier unitaire en prime-time.
Il est par ailleurs compositeur (musiques originales de Malaterra, Liberata, l’Arche de Babel, et bien d’autres) et occasionnellement dessinateur de presse.

La légende Belonore
(L’Aube)

1945.
La guerre se termine, l’Italie fasciste est en pleine débâcle.
À San Catello, le fief des Belonore, il ne reste que peu d’habitants.
Parmi eux, la belle Vittoria et son jeune garçon, la dévouée Addolorata, Lucio, l’ingénieur paraplégique et le patriarche, celui par qui tout a ­commencé, Volturno.
C’est une lutte pour leur survie et celle du ­village qu’ils vont devoir mener, une lutte qui les oppo­sera à leur ennemi juré, le condottiere Tancredi ­Crevalcore, bien décidé à venger la mort de son fils…

1964.
Addolorata mène la visite guidée annuelle du ­village abandonné de San Catello où elle raconte la légende des Belonore et la construction du barrage.
Cette année-là, de drôles de randonneurs font la balade…

Brillamment mené, ce roman nous plonge dans l’Italie du lendemain de la guerre, qui panse ses plaies et invente son lendemain.

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