La part du Sarrasin

Après avoir conquis sa “part de Gaulois” en devenant le premier bachelier de sa cité, Magyd Cherfi, alias “le Madge”, file s’établir en centre-ville avec un colocataire, débute pour de bon dans la musique et commence à écumer avec son groupe les scènes campagnardes ou périphériques, mêlant textes engagés, poésie du quotidien et rock dévastateur.

Dans cette France des années 1980 où le Front national bombe le torse, ses anciens potes du quartier se mobilisent pour rejoindre la grande Marche des beurs.

Pour peu de temps encore, sur Mitterrand se porte l’attente d’un pays moins raciste.

Mais le délit de faciès a de l’avenir, les coups pleuvent et le métissage est la pire des qualités.

Chanter pour ceux de la cité – les Sarrasins – est aussi illusoire que demeurer soi-même dans l’inatteignable identité du made in France.

éditions Actes Sud

 

Magyd Cherfi

site de l’auteur

Sous l’influence combinée et revendiquée des Clash, de Madame Bovary et de Jean-Paul Sartre, Magyd Cherfi a été le parolier du groupe toulousain Zebda avant de se lancer dans la chanson en solo (Cité des étoiles, 2004 ; Pas en vivant avec son chien, 2007).

Il a publié un premier recueil de récits, Livret de famille, en 2004 et La Trempe en 2007 rassemblés en un Babel (n°1082) en 2011.

En 2016, Ma part de Gaulois, sa chronique de l’année 1981, où il décroche le bac, le premier de sa cité, est salué par un succès phénoménal en librairie ainsi que par le prix  du Parisien Magazine de 2016, le prix littéraire Beur FM Méditerranée 2017 et le prix des Députés 2017.

La Part du Sarrasin raconte la suite de cette histoire.

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