2016, Philippe Carrese

Philippe Carrese est né en 1956, à Marseille.
Entré à l’IDHEC en 1974, il est réalisateur depuis 1984, romancier depuis 1994 et multifonction depuis toujours (comme les couteaux suisses, mais marseillais…).
Après avoir conçu et réalisé quelques séries comiques et mis en scène quelques téléfilms (Conrad, le Radjah des Mers, La vente continue pendant les travaux, Fromage et Dessert), il passe à l’écriture de romans noirs et drôles au début des années 90.
Avec son style efficace, sa verve méridionale et son humour ravageur, il devient en dix ans un des incontournables de la littérature noire française.
Fasciné par l’univers méditerranéen, il a développé en l’espace de quatorze romans l’écriture de chroniques en forme de polar à l’humour caustique (Le bal des cagoles, prix polar SNCF 2001, Une belle histoire d’amour, prix des lycéens 2004)(éditions Fleuve Noir – Pocket).
Plus récemment, il s’est lancé dans une série décapante pour les adolescents, Marseille quartiers sud, qui raconte les aventures agitées de collégiens massaliotes (Syros – Collection Souris Noire).
Le dernier opus de la série  Le jardin des délices  a reçu le prix des lecteurs marseillais au Carré des Écrivains (2008).
Depuis quelques temps, il revient à ses premières amours, la réalisation de films de fiction : « Malaterra » (2004), « Liberata » (2005), « L’arche de Babel » (2008) (films plusieurs fois primées dans de nombreux festivals) dans lesquels il développe des univers très différents de ceux que l’on peut trouver dans ses romans.
Philippe Carrese collabore avec l’atelier de création de Radio France sur l’écriture de feuilletons polar (Fréquence Noire).
Il fait aussi partie du staff de réalisateurs du feuilleton à succès de Telfrance : Plus belle la vie dont il a réalisé le premier unitaire en prime-time.
Il est par ailleurs compositeur (musiques originales de Malaterra, Liberata, l’Arche de Babel, et bien d’autres) et occasionnellement dessinateur de presse.

Retour à San Catello
(L’Aube)

L’histoire pouvait s’arrêter là.
Mais une destinée se joue souvent à pas grand-chose : quelques secondes de retard, un geste inapproprié, une rencontre anodine, un incident idiot.
L’histoire aurait pu s’arrêter là si le fils et le mari de Valentina ne s’étaient pas trouvés sur le pont de ­Genesee River ce jour-là, si Charles Cèseran, un jeune photographe marseillais, n’était pas tombé sur une correspondance d’Amérique destinée à sa mère, si Marzio ­Belonore, le concertiste réputé, ne s’était pas coincé les doigts dans une porte, si Vittoria Belonore avait pris le volant de cette ­Maserati sur le circuit de Tripoli…
L’histoire aurait pu ­s’arrêter là si Tancredi Crevalcore, condottiere romain, n’avait pas retrouvé au hasard d’une soirée tout à fait ­oubliable le violon de son fils Michele, disparu un quart de siècle plus tôt.

Philippe Carrese nous offre une grande fresque palpitante sur fond de montée du fascisme dans l’Italie de la fin des années 1930, avec un détour picaresque en Abyssinie, sur les bords du lac Ontario et au cœur du quartier réservé ­marseillais de l’entre-deux guerres.
Magistral.

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