2013, Michel BAGLIN

Né à Nogent-sur-Marne en 1950, Michel Baglin est arrivé en région toulousaine en 1962.
Il vit avec Jacqueline aux portes de Toulouse et « au bord de Garonne ».
Après la fac et de nombreux petits boulots, il publie son premier recueil en 1974.
Depuis, il pratique l’écriture sous différentes formes : journaliste pendant 35 ans, il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages : romans, poésie, nouvelles, essais, et a obtenu en 1988, pour « Les Mains nues » , le prix Max-Pol Fouchet, dont il est membre du jury international depuis 1992.
Romancier ( « Lignes de fuite », « Un sang d’encre », « La Balade de l’Escargot » ), il est aussi l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles (dont « Des ombres aux tableaux » ), de récits ( « Entre les lignes » , à La Table Ronde.) d’essais ( « Poésie et Pesanteur », « La Perte du réel » ) et de plusieurs recueils poétiques dont « L’Alcool des vents » (paru au Cherche-Midi et qui vient d’être réédité chez Rhubarbe) ou l’album « Les Chants du regard » , sur des photographies de Jean Dieuzaide, aux éditions Privat.
Parallèlement à l’écriture de ses livres, Michel Baglin a toujours eu une activité de critique, notamment à La Dépêche du Midi, où il a tenu une rubrique régulière durant plus de 18 ans.
Mais aussi pour les revues Autre Sud, Brèves, Europe, etc. ou encore Poésie 1, donc il a été membre du comité de rédaction.
Il a également créé et animé la revue et les éditions Texture de 1980 à 1990. Puis revue-texture.fr, site littéraire qu’il fait vivre actuellement.
Il aime la marche, le vagabondage dans les rues, et s’efforce à ce que la vie et l’écriture soient le moins possible dissociées.

Parmi ses thèmes récurrents, le voyage et les faux-départs, les trains, la quête du paysage, le goût du réel malgré la difficulté à l’habiter et à être présent au monde, la recherche de l’échange avec autrui par le langage poétique, les petits bonheurs qui font la nique à la déréliction, comme « l’éclair d’un sourire dans une file d’attente ».

« De chair et de mots », éditions Le Castor Astral (Poésie)

Parce que « nous sommes des êtres de chair et de mots », Michel Baglin a toujours cru que «le chant exige et la langue et la peau ». Cette anthologie personnelle témoigne de cette recherche d’équilibre, quand « le langage qui nous sépare du monde, secrètement nous y ramène ».

Pas de fuite ici : on y fait « allégeance à la lumière, à la terre, à la pluie, au navire en partance, à la fontaine claire comme à l’alcool des nuits ». Il s’agit toujours de « gagner l’ici-bas » pour parvenir à «descendre dans le paysage».

La poésie devient alors célébration panthéiste, moyen de reprendre pied sur une « terre pleine» et d’être plus présent à soi, aux autres, au monde. Sans sacrifier pour autant cette lucidité qui force à « n’oublier jamais cet abîme au-dessous des ailes qu’on s’invente ».

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